Festival de la BD

3ème édition

Maxime Valmont : un nouvel aventurier

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Nous l’avons déjà signalé : les éditions du Long-Bec, basées à Strasbourg proposent des albums de qualités, dignes d’intérêt. Mis en avant lors de notre festival grâce au dynamisme de Didier de BDFusions, les albums de cette jeune maison d’édition sont de qualité : belle fabrication et surtout, auteurs talentueux. Notre public a d’ailleurs pu s’en rendre compte grâce à la présence de Pascal Régnauld et de Guiseppe Manunta. Outre leur gentillesse et leur disponibilité, les fans de dédicaces ont été comblés.

J’aimerai m’attarder ici sur une nouveauté de Manunta et Seiter : Maxime Valmont. C’est toujours plaisant de découvrir un nouveau héros, qui pourrait devenir celui d’une série qu’on espère longue.

L’action se situe dans les années 30. Courtier en œuvres d’art anciennes, Maxime Valmont est riche, séduisant et athlétique. Dans une salle de ventes aux enchères, il fait la rencontre d’une jolie jeune femme russe qui va le conduire à la recherche d’une montre luxueuse et du mythique trésor des Romanov, la famille du dernier Tsar de Russie. Aidé par son amie, une aviatrice américaine qui s’avère être aussi douée pour d’autres pratiques, Valmont mènera l’enquête avec succès.

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Tout le talent de Manunta est présent dans cet album. Les décors et les couleurs sont sublimes et il y a parfois du Gibrat dans les visages des personnages. En outre, le goût du dessinateur italien pour les dessins érotiques transparait ici à travers quelques pages, pour le plus grand plaisir du lecteur. Son découpage n’est pas toujours très fluide mais il faut signaler les nets progrès de cet auteur, de plus en plus évidents, d’album en album. Manunta est aussi le dessinateur de Sherlock Holmes (toujours avec Roger Seiter) et de Zombie Walk, dans un style différent.

Nous sommes ici en présence d’un album de facture classique qui comblera les amateurs d’aventure. Valmont manque encore un peu d’épaisseur psychologique pour qu’on s’y attache mais c’est souvent le cas lors d’un premier tome. La fin du récit nous le rend plus sympathique mais je n’en dirai pas plus. A vous de découvrir ce bon album de bande dessinée, vous n’aurez pas à le regretter.

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Maxime Valmont par Manunta et Seiter, éditions du Long-Bec

Jeff